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Aucun matériel
n'échappe à la matériovigilance
Comme son nom l'indique,
la matériovigilance s'applique
à tous les matériels, de
l'appareil de surveillance respiratoire
et cardiaque le plus sophistiqué
jusqu'au plus modeste pousse-seringue
électrique. Objectifs : qualité,
sécurité.
La
matériovigilance (vigilance sur
le matériel), placée à
Saint-Gatien sous l'autorité d'un
médecin anesthésiste, secondé
par le pharmacien chef de bloc opératoire,
est partie intégrante de la logique
de sécurité sanitaire, aux
côtés de la pharmacovigilance
(médicaments) et de l'hémovigilance
(sang).
Dans ce domaine, la recherche de la qualité
maximum commence dès la phase industrielle.
Pour être commercialisés
en France, l'ensemble des dispositifs
médicaux doivent être conçus
et fabriqués de telle sorte que
leur utilisation, dans les conditions
et aux fins prévues, ne compromette
pas l'état clinique et la sécurité
des patients, et ne présente pas
de risque pour ceux qui les manipulent.
Le marquage " CE ", qui symbolise
la conformité à ces dispositions,
est obligatoire depuis juin 1998 pour
tous les matériels qui " entourent
" le patient.
Traçabilité
Le
contrôle d'un produit avant sa mise
sur le marché n'est qu'un début.
Un suivi " post-marché "
et le système de vigilance vont
prendre le relais pour le suivre durant
toute sa vie. Tout incident ou risque
d'incident peut être signalé
immédiatement par le " correspondant
matériovigilance " de la clinique
(en accord avec les autres membres du
comité de MVG de l'établissement)
à la commission nationale de MVG,
qui elle-même informera le ministère
de la Santé, lequel pourra procéder
à un retrait du produit ou à
une restriction d'utilisation.
Ce filet de sécurité concerne,
évidemment, en premier lieu, les
prothèses. Celles-ci (qu'il s'agisse
d'implants oculaires, de stimulateurs
cardiaques, de prothèses valvulaires
ou de prothèses articulaires) sont,
de surcroît, répertoriées
par informatique pour assurer leur traçabilité.
A tout moment, même plusieurs années
après avoir été posées,
on doit être en mesure d'identifier
leur lot de fabrication, et de remonter
jusqu'au fabricant. La plus simple vis,
utilisée pour des fractures, n'échappe
pas à cet impératif de traçabilité,
commun à tout ce qui s'applique
au malade.
Check-list chaque
matin
A
Saint-Gatien, la matériovigilance
commence avec la remise en cause permanente
des fournisseurs par les responsables
de l'établissement. Elle se poursuit
par les processus de mise en uvre
sur place.
Au bloc opératoire, en particulier,
les dispositions sont rigoureusement réglementées,
et très contraignantes.
Très tôt, chaque matin, avant
le début de toute activité
dans l'ensemble des salles d'opérations,
dans les deux salles de soins post-interventionnels,
et dans le bloc de soins ambulatoires,
une vérification générale
est effectuée par une infirmière,
suivie d'une contre-vérification
par un médecin anesthésiste.
La check-list (comme sur un avion avant
le décollage) porte sur tout :
sur le matériel médical,
le matériel de surveillance per-opératoire,
le matériel d'environnement dans
la salle (table d'opération, lumière,
alimentation en fluides médicaux),
sur les consommables (compresses, aiguilles,
seringues, médicaments d'urgence),
sur les prothèses, etc.
Rien ne doit manquer, et tout doit être
fonctionnel.
Un ingénieur sur place
La présence quotidienne d'un ingénieur
biomédical au sein de la clinique
est un " plus " appréciable
dans un établissement utilisateur
d'un nombre important d'appareils biomédicaux
de plus en plus sophistiqués qui
exigent un entretien préventif
régulier et des interventions réparatrices
de qualité.
Toutes les réparations des appareils
biomédicaux, depuis les moniteurs
jusqu'aux bistouris électriques,
en passant par les tensiomètres
ou les pousse-seringues, sont gérés
par informatique. Ainsi, l'historique
de réparation de chaque matériel
est complet : un pas supplémentaire
sur le chemin de la sécurité.
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