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Un maximum de
précautions avant, pendant et après
l'anesthésie
Il n'existe pas de petite anesthésie
même pour une intervention bénigne
le faisceau de précautions indispensables
est aussi rigoureux que pour une opération
majeure. Dans tous les cas, les anesthésistes
sont en mesure de parer à l'imprévu,
à tout instant.
Consultation
préalable obligatoire
Tout
est mis en uvre pour limiter les
risques au maximum.
Plusieurs jours avant tout acte chirurgical
programmé le malade doit se rendre
à une consultation pré anesthésique,
il doit alors rapporter l'auto questionnaire
préopératoire rempli.
Si un malade ne se soumet pas à
sa consultation préalable, son
admission à la clinique pourra
être annulée ou reportée.
Les urgences échappent à
une telle planification, mais la sécurité
n'en est pas diminuée pour autant,
car des mesures adaptées sont prises.
"Certains futurs opérés
ne comprennent pas toujours pourquoi on
les fait venir pour une telle consultation,
constate l'un des anesthésistes
de Saint-Gatien. C'est pourtant un
moment-clé pour " évaluer
" le patient : rechercher ses éventuelles
pathologies ou sources d'infection (comme
une dent en mauvais état qu'il
faudra extraire avant toute intervention
majeure) voir s'il est allergique, s'il
a déjà été
opéré, vérifier ses
traitements médicamenteux, éventuellement
les modifier ou les interrompre.(*). Cette
même consultation est également
l'occasion d'informer le malade sur les
problèmes de transfusion, et de
lui expliquer les diverses techniques
d'anesthésie possibles, sous l'angle
bénéfice / risque. C'est
à l'issue de cet entretien qu'une
décision est prise, avec son consentement
éclairé ".
Cette consultation est doublée
par une seconde visite de l'anesthésie,
dans les heures précédant
l'opération.
Un " environnement
sécuritaire " sans faille
L'avis
du spécialiste est prépondérant
pour le choix de la technique à
employer : anesthésie générale
ou loco-régionale. (A Saint-Gatien,
environ 50 % des anesthésies pratiquées
sont loco-régionales).
Quel que soit le type d'anesthésie
choisi, la " chaîne d'anesthésie
" est toujours aussi rigoureuse :
prémédication dans le service
de soins, puis endormissement en salle
d'opération. L'environnement sécuritaire
permet de maintenir sous tension artérielle
efficace, un rythme cardiaque normal et
une oxygénation du sang parfaite,
afin de prévenir tout incident
précurseur d'accidents indésirables.
Après l'intervention le patient
est dirigé dans une salle de "
surveillance post-interventionnelle ",
où il finit de se réveiller
entouré d'une équipe spécialisée,
dotée du même système
de surveillance des paramètres
vitaux qu'au bloc opératoire. Certains
opérés sont transférés
sous assistance respiratoire par un anesthésiste-réanimateur,
directement dans le service de réanimation,
où ils bénéficieront,
là encore, du même réseau
de surveillance. A aucun moment, la "
chaîne d'anesthésie "
ne doit être interrompue.
(*) En cas d'urgence, il n'a pas été
possible d'arrêter les thérapeutiques
antérieures, mais on adapte les
médications en conséquence.
Ainsi, par exemple, faute d'avoir supprimé
les anti-coagulants, on donne aussitôt
les antidotes correspondants.
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